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20 minutes de nature pour retrouver sérénité et équilibre

Billet ajouté le 04 juin 2019 à 16h21

Mary Carol Hunter, auteure principale d’une étude parue dans Frontiers in Psychology, explique que « nous savons que passer du temps dans la nature réduit le stress mais jusqu’à présent, on ne savait pas trop à quel point, combien de fois le faire, ni même quel type d’expérience dans la nature nous profiterait ».

 

Vingt а trente minutes pour renouer avec la nature, c’est la dose la plus efficace pour faire diminuer le taux de cortisol salivaire, un marqueur du stress. Au-delа de cette durée, le taux continue à chuter, mais moins rapidement. C’est ce que viennent de montrer des chercheurs de l’université du Michigan, qui ont demandé à 36 participants d’une étude de se rendre dans un lieu « qui leur permet de sentir une interaction avec la nature » et de s’y asseoir ou d’y marcher, au moins trois fois par semaine, sur une période de huit semaines. Les participants étaient libres de choisir le lieu, le moment de la journée et la durée de l’exposition. Les taux de cortisol, mesurés dans leur salive avant et après la pause nature, a diminué de 30% .

 

La scientifique est persuadée que cette étude prouve que les médecins devraient prescrire à leurs patients souffrant d’anxiété des « pilules de nature », un traitement journalier de balades en nature, dont la posologie serait de 20 minutes minimum. « L’idée serait de pouvoir, un jour, prescrire des pilules de nature sur mesure et, pourquoi pas de

repenser nos villes dans le but de maximiser leur effet anti-stress », conclut Mary Carol Hunter.

 

La nature soigne : être dans la nature ou simplement visionner des scènes de nature, réduit la colère, la peur le stress et augmente les sensations agréables. Etre plongé dans la nature contribue à notre équilibre émotionnel et physique, réduit la pression sanguine, le rythme cardiaque, la tension musculaire et la production d’hormone de stress. 

 

La nature adoucit : des études ont été menées sur des patients opérés de la vésicule biliaire. La moitié des patients a été exposée à une vue d’arbres et l’autre moitiée à un mur. selon le médecin qui a conduit l etude (Robert Ulrich) les patients exposés aux visuels d’arbres ont mieux toléré la douleur, ont eus moins d’effets secondaires et ont passé moins de temps à l’hôpital.

 

La nature régénère : la nature a un effet direct sur le bien être global. 95% des personnes interrogées disent que leur humeur s’est améliorée après avoir passé du temps dehors - de stressé/anxieux à plus calme et équilibré.

 

La nature offre un répit bienvenu à nos esprits surchargés, nous permettant de faire le vide avant de d’aborder efficacement de nouvelles taches.

Les recherches d’Andrea Taylor sur les enfants atteints de déficit de l’attention montrent que le temps passé dans la nature améliore leur attention.

 

La nature connecte : des études mesurant l’activité du cerveau par Imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle démontrent que quand les participants regardent des scènes de nature les parties du cerveau associées à l empathie et l’amour s’éclairent.  Quand ces mêmes participants sont exposés à des scènes de villes ce sont les parties du cerveau associes à la peur et à l anxiété qui sont activées. Il semble donc que la nature inspire des émotions qui nous connectent à nous même, aux autres ainsi qu’à notre environnement 

 

Le manque de nature - associé ou non au temps passé devant les écrans - est quant à lui souvent associé à un état dépressif, une perte d’empathie ainsi qu’à un manque d’altruisme.