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Pourquoi les personnes âgées se fragilisent ?

Billet ajouté le 27 février 2019 à 15h55

Dans une étude menée sur les femmes, les chercheurs ont mis en évidence que l’activité joue un rôle essentiel dans la lutte contre la fragilité lié au vieillissement et au facteur de maladie.

 

En effet, ces derniers ont constaté que la fragilité résultait d’une défaillance du système physiologique chez les personnes âgées et non d’un problème spécifique, symptomatique ou chronologique lié à l’âge.

 

Les aînés, les aidants naturels et les professionnels de santé ont pu constater les effets positifs à rester actif en vieillissant. Le niveau d’activité d’une personne âgée affecte les aspects psychologiques et physiques du vieillissement.

 

En étudiant le cas de femmes âgées entre 70 et 79 ans, la moitié de celles qui étaient fragiles avaient trois fois plus de défaillance dans les systèmes que 25 % considérées comme étant pré fragiles et 16% non fragiles. Les facteurs physiologiques évalués comprenaient l’anémie, l’inflammation musculaire et la motricité réduite.

 

Les traitements classiques ou hormonaux sont peu susceptibles de prévenir la fragilité du système chez les personnes âgées, hormis dans le cas d’une défaillance multiple.

 

Comprendre le « Syndrome de fragilité du sujet âgé ».

 

D’après le rapport et les études menées par le Docteur Christophe Trivalle (Hôpital Paul brousse, Villejuif), la fragilité constitue un état d’équilibre précaire entre la bonne santé et la maladie, l’autonomie et la perte d’autonomie, l’existence de ressources et l’absence de ressources et enfin, l’existence d’un entourage et l’absence d’un entourage.

 

Parmi les facteurs favorisants de l’état de fragilité, on peut citer :

  • - l’âge (responsable  d’une baisse des réserves fonctionnelles),
  • - l’absence d’exercice qui favorise la sarcopénie, 
  • - une alimentation inadaptée (entraînant une dénutrition), 
  • - des facteurs génétiques, 
  • - les modifications hormonales (qui participent notamment  à l’ostéopénie), 
  • - les pathologies associées (telles que la polypathologie, les troubles cognitifs et la dépression), 
  • - les médicaments (iatrogénie) 
  • - les facteurs environnementaux (décès du conjoint, isolement, aidant unique, conditions financières précaires).

 

Ces différents facteurs aboutissent au « syndrome de fragilité » de la personne âgée.

Ce syndrome associe de façon variable les signes et symptômes suivants :

  • - fatigabilité, 
  • - asthénie, 
  • - anorexie, 
  • - déshydratation, 
  • - amaigrissement, 
  • - troubles de la marche et de l’équilibre…

 

Les motifs de consultation et d’hospitalisation de ces personnes âgées fragiles, le plus souvent en urgence, sont toujours les mêmes :

  • - syndrome de confusion, 
  • - chute, 
  • - incontinence, 
  • - alitement, 
  • - escarres, 
  • … avec, en cas d’hospitalisation, un risque accru de complications iatrogènes, de « syndrome de glissement » et de décès.

 

L’importance de rester actif et entouré est de ce fait capital pour améliorer la santé globale d’un individu et maintenir son capital physiologique soumis aux effets du vieillissement et du syndrome de fragilité.