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Favoriser l’échange et le lien social

Billet ajouté le 27 février 2019 à 14h32

Conserver des occupations et échanger avec les autres est un des meilleurs moyens de retarder la perte d’autonomie des personnes âgées. A un moment de la vie ou les activités physiques sont de plus en plus difficiles et ou les relations sociales s’amenuisent du fait de la disparition du conjoint ou des amis proches, la question du lien social et de l’échange doit être une priorité pour les aidants familiaux qui doivent tout mettre en œuvre pour assurer de la compagnie à leurs aînés.

 

 

Les personnes âgées qui sont en relation avec les autres ont une meilleure santé physique que celles qui ont une vie sociale moins active.

 

C’est ce qui émane d’une étude(1) menée auprès de 954 personnes âgées vivant à Chicago, aux États-Unis. Au début de l’étude, les chercheurs ont évalué le profil neurologique et neuropsychologique de chaque participant, de même que leur capacité à effectuer des gestes quotidiens, comme se nourrir, se laver, faire sa toilette et se déplacer dans une pièce.  

En outre, tous ont rempli un questionnaire mesurant le nombre et la fréquence de leurs activités sociales, comme aller au restaurant, assister à des événements sportifs ou culturels, faire du bénévolat, visiter des amis et faire des excursions d’une journée ou de courts voyages. 

Cinq ans plus tard, les personnes qui avaient déclaré un taux élevé d’activités sociales souffraient deux fois moins d’incapacité physique dans les gestes de la vie quotidienne, comparativement à celles ayant moins de relations avec les autres. Les chercheurs ont aussi constaté que les personnes âgées très actives socialement diminuaient d’une fois et demie leur risque d’une perte de leur capacité motrice et physique liée à l’âge. 

 

Le lien entre l’activité sociale et l’évolution de l’incapacité physique reste à élucider, mais les auteurs croient que « l’activité sociale pourrait renforcer les réseaux de neurones et la fonction musculosquelettique pour maintenir les fonctions physiques et motrices des personnes âgées ».

 

 

Anticiper l’isolement et favoriser le lien social.

 

Comme vu précédemment, la conversation, l’échange, constitue une priorité pour l’aidant familial. Plus facile à dire qu’à faire quand on constate parfois l’isolement des personnes âgées suite au décès du conjoint ou des amis proches ou quand la famille ne vit pas à proximité.

 

Si la compagnie d’un proche n’est pas possible, il est toujours important de conserver des activités sociales telles que les rencontres dans des clubs de senior, la participation à la vie religieuse de son quartier ou encore assister à des activités culturelles (conférences, spectacles, cinéma). Dans ce cas, l’aide d’un intervenant professionnel permet de faciliter l’accompagnement et le déplacement des personnes souhaitant participer à des rencontres ou des évènements.